Affichage des articles dont le libellé est changement climatique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est changement climatique. Afficher tous les articles

dimanche 22 février 2015



Colloque international sur les défis énergétiques dans l'espace euro-méditerranéen
Colloque international sur les défis énergétiques dans l'espace euro-méditerranéen  
Le coup d'envoi a été donné, vendredi à Ouarzazate, aux travaux d'un colloque international sur "les défis énergétiques dans l'espace euro-méditerranéen", organisé par la chambre des Conseillers, en partenariat avec l'Assemblée Parlementaire de la Méditerranée (APM),
L'ouverture de cette rencontre a été marquée par un message adressé par SM le Roi Mohammed VI aux participants à ce colloque, dont lecture a été donnée par Mohamed Cheikh Biadillah, président de la chambre des Conseillers.
Prennent part à ce colloque des représentants de parlements membres de l'APM, d'ONG internationales et des experts marocains et étrangers dans le domaine des énergies renouvelables,

14/09/2012 
''Le projet marocain de l'énergie solaire'' : une référence mondiale en vue de relever les défis énergétiques" 
''Le projet marocain de l'énergie solaire'' suscite un intérêt croissant de la part des Etats, d'organisations internationales et de grandes entreprises spécialisées dans le domaine énergétique à l'échelle mondiale et ce, depuis le lancement par SM le Roi Mohammed VI, le 2 novembre 2009 à Ouarzazate, du gigantesque projet intégré de production électrique à partir de l'énergie solaire, appelé "Projet marocain de l'énergie solaire".
 L'enjeu ne se limite pas à une concurrence intense entre les groupes économiques internationaux pour remporter le contrat de réalisation du mégaprojet marocain de l'énergie solaire dont la réalisation nécessite des investissements financiers d'une valeur de 9 milliards dollars, mais englobe d'autres aspects tels que la réduction de la dépendance énergétique, la préservation de l'environnement par la limitation des émissions des gaz à effet de serre, la réduction de la dépendance du Maroc vis-à-vis des énergies fossiles, l'incitation de la recherche scientifique et la création d'opportunités d'emploi.
Le sérieux et la vigilance avec lesquels le Maroc accompagne la réalisation de ce projet colossal lui ont valu une crédibilité qui va crescendo auprès des milieux intéressés par les énergies propres au niveau international.

Il s'agit notamment de parties impliquées dans le financement du projet, au premier chef la banque mondiale qui a annoncé, en décembre 2009, qu'elle est en train d'étudier les modalités d'un financement du projet marocain de l'énergie solaire, affirmant qu'il s'agit d'un projet "très ambitieux qui pourrait non seulement permettre d'atteindre les objectifs de la politique énergétique (sécurité énergétique, réduction des émissions de CO2) mais aussi être un moteur de croissance, contribuer au développement industriel et créer des emplois''.
Le sérieux du Maroc est illustré par les mesures successives qui ont été prises pour la mise en place du cadre institutionnel, législatif et réglementaire en vue d'accélérer la réalisation de la première station programmée dans le cadre du projet : Le site du complexe d'Ouarzazate qui devra permettre de développer une puissance totale de 500 MW.

La technologie retenue pour cette première phase est celle dite de la "concentration solaire à miroirs paraboliques" (Parabolic trough). Pour mettre en œuvre cette politique nationale, une nouvelle loi relative aux énergies renouvelables a été promulguée: la loi 13-09, de plus la loi 47-09 relative à l'efficacité énergétique a été promulguée en 2011 ainsi que la loi n 57-09 portant création de la société "Moroccan Agency For Solar Energy" (agence marocaine pour l'énergie solaire) .
En outre, un "fonds pour le développement énergétique" a été mis en place ainsi qu'un institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles et l'agence marocaine de l'énergie solaire. De même, le projet de l'agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (Aderee) a vu le jour. 
Le projet marocain de l'énergie solaire a, ainsi, focalisé l'attention de différents pays et organisations, lors de conférences et congrès internationaux, tant ils considèrent l'expérience marocaine très intéressante sous différents angles.
Il est à signaler, dans ce contexte, que le projet marocain a été au centre du sommet de la Terre sur le développement durable ''Rio+20'', tenu en juin dernier à Rio de Janeiro (Brésil), la date du sommet coïncidant avec l'arrivée de l'avion solaire suisse ''Solar Impulse'' à la ville d'Ouarzazate, la destination finale de l'avion qui a volé sans une goutte de carburant durant son vol en provenance de la Suisse à destination du Maroc.
Durant la treizième réunion du processus consultatif officieux des Nations Unies, axée sur les énergies marines renouvelables, qui s'est tenue du 29 mai au 1er juin 2011, le projet marocain de l'énergie solaire a de même eu un écho favorable auprès de l'ONU, l'"assemblée parlementaire de la Méditerranée" ayant annoncé, au siège de l'ONU, que la ville d'Ouarzazate abritera les travaux du colloque international sur "les défis énergétiques dans l'espace euro-méditerranéen" qui s'ouvre, ce vendredi 14 septembre 2012.
L'organisation de ce colloque international en partenariat avec la chambre des conseillers, jusqu'au 16 courant à la ville d'Ouarzazate, s'inscrit dans le cadre de l'intérêt croissant porté par le Maroc au thème des énergies renouvelables et de l'encouragement des pays méditerranéens à adhérer à ce choix stratégique. D'autant plus que les pays méditerranéens entendent inciter le parlement euro-méditerranéen à s'intéresser aux atouts prometteurs des énergies renouvelables, notamment l'énergie solaire.
L'autosuffisance énergétique, la réduction du coût d'importation des produits pétroliers, la protection de l'environnement, le passage à l'économie verte ne sont pas les moindres de ses vertus et ce, en perspective de réaliser le développement durable.
Le "projet marocain de l'énergie solaire", projet national ambitieux, d'un coût d'investissement estimé à 9 milliards de dollars, vise la mise en place en 2020 d'un parc d'une capacité de 2.000 mégawatts. Cinq sites ont été identifiés pour la réalisation du projet, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique tracée conformément aux Hautes Directives du Souverain. Il s'agit des sites de Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah. 
Ce projet d'envergure internationale, qui permettra d'assurer une capacité de production annuelle de 4500 GW, sur une superficie globale de 10 mille hectares, sera achevé vers la fin de l'année 2019, et la date de mise en service de la première centrale a été fixée à 2015. 
Source : Protail du Gouvernement Marocain, 14/09/2012


dimanche 30 novembre 2014

Réchauffement climatique : le Maroc plus que jamais concerné !


Réchauffement climatique : le Maroc plus que jamais concerné ! Le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a déposé son rapport sur l’évaluation du changement climatique depuis 2007. Certains points soulevés par ce rapport des experts du Giec ont de quoi inquiéter. Le document révèle que la température moyenne globale à la surface de la planète a gagné 0,85°C entre 1880 et 2012. Les trois dernières décennies ont été successivement les plus chaudes, alors que l’acidité des océans a augmenté de 26%, en raison de l’absorption d’une partie des émissions de CO2 (30%). Sur ce point, l’Agence américaine océanographique et atmosphérique a révélé que septembre 2014 a été le mois de septembre le plus chaud du monde sur terre et à la surface des océans depuis le début des relevés de température en 1880. Au Maroc, ce sont surtout les oasis qui sont menacées par le changement climatique, certaines d’entre elles ont été déclarées zones sinistrées en raison de la sécheresse. Lire l’article complet sur le site d’information www.lematin.ma ------------ Réchauffement climatique Le Maroc plus que jamais concerné ! Publié le : 5 novembre 2014 - Samir Benmalek, LE MATIN Somment-mondial-sur-le-climat.jpg Au Maroc, ce sont surtout les oasis qui sont menacées par le changement climatique, certaines d'entre elles ont été déclarées zones sinistrées en raison de la sécheresse. Ph. DR «Nous avons peu de temps avant que la possibilité de rester sous les 2°C ne disparaisse», a déclaré Rajendra Kumar Pachauri, le président du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), qui a réalisé la plus complète évaluation du changement climatique depuis 2007. La communauté internationale s'est fixé comme objectif de maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2°C, afin de limiter les impacts du changement climatique déjà à l'œuvre et dont la vitesse est inédite. Pour garder le cap des 2°C, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d'azote) doivent être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et disparaître totalement d'ici 2100, estiment les scientifiques. En attendant, certains points soulevés par le rapport des experts du Giec ont de quoi inquiéter. Le document révèle que la température moyenne globale à la surface de la planète a gagné 0,85°C entre 1880 et 2012. Les trois dernières décennies ont été successivement les plus chaudes, alors que l’acidité des océans a augmenté de 26%, en raison de l'absorption d'une partie des émissions de CO2 (30%). Sur ce point, l'Agence américaine océanographique et atmosphérique a révélé que septembre 2014 a été le mois de septembre le plus chaud du monde sur terre et à la surface des océans depuis le début des relevés de température en 1880. Le Maroc plus concerné que jamais Les émissions annuelles de gaz à effet de serre sont plus élevées que jamais. En 2010, elles ont atteint 49 gigatonnes d'équivalent CO2, ce sont les plus importantes de l’histoire. Les rédacteurs du rapport soulignent à ce sujet que «Le rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre aura des impacts graves, étendus et irréversibles. Les vagues de chaleur seront plus fréquentes, les vagues de froid moins fréquentes sur la majeure partie de la planète». Plus grave et en raison de la modification du cycle des précipitations, plus rares, mais plus violentes, les rendements agricoles sont négativement impactés et, en conséquence, la sécurité alimentaire sera menacée, notamment dans les régions dépendant de la pêche. La baisse des ressources en eau potable dans les régions subtropicales sèches est potentiellement source de conflits armés et sera à l’origine de la hausse des déplacements de population, selon le rapport du Giec. Des efforts «ambitieux» de réduction de gaz à effet de serre feraient baisser de 0,06 point le taux mondial de croissance, estimé entre 1,6 et 3% par an au cours du 21e siècle, mais «plus nous attendons pour agir, plus ce sera coûteux», avance le Giec. Au Maroc, le ministère délégué chargé de l'Environnement révèle que les projections climatiques prévoient tout au long du XXIe siècle une aggravation de la situation des températures, ainsi qu'une diminution des pluies estimée entre 3 et 30% selon les régions, avec les conséquences que l'on devine dans un pays où l'agriculture représente 15% du PIB et 40% pour l’emploi. L’analyse des données climatiques du Maroc, selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le quart de siècle passé met en évidence une grande variabilité du climat du pays, avec des tendances au réchauffement et au déficit pluviométrique. Globalement, la température de l’air au Maroc, toutes saisons confondues, a augmenté en moyenne de +0,6 à +1,4°C selon les régions, au cours des 40 dernières années. Cette augmentation a été surtout effective depuis les années 80 et 90. Le Maroc a signé plusieurs conventions et traités sur le climat Pour faire face à cette situation, le Maroc a procédé à la signature de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques en 1992 à l’occasion du Sommet de la terre de Rio, rappelle le ministère. Depuis sa ratification en 1995, le Royaume n’a cessé de contribuer activement aux travaux des négociations et des organes de la Convention. Il a signé aussi le Protocole de Kyoto en 1997 et l’a ratifié en 2002. - See more at: http://www.lematin.ma/journal/2014/rechauffement-climatique_le-maroc-plus-que-jamais-concerne--/211755.html#sthash.Wt7Q03tc.dpuf

dimanche 23 novembre 2014

Les oasis du Maroc en danger

Les oasis sont en danger, c’est un fait. Et même si les transformations économiques et sociales continuent d’aggraver le phénomène, aucune mesure n’a réellement été prise en dépit des nombreuses études et recommandations. Un tel laisser-aller risque de conduire ces havres, autrefois réputés de paix et de prospérité, à un état de désolation et de dégradation avancé, bouleversant ainsi tout un écosystème pourtant fertile et lucratif.
oasis
L’Aménagement du territoire en fait aujourd’hui sa cause et une priorité nationale. Dans une étude spécialement consacrée aux oasis, ce département érige une véritable stratégie de développement qui, si elle était appliquée dans les règles de l’art, permettrait de sauver ce patrimoine. Aussi, la réussite du programme d’aménagement et de réhabilitation des oasis s’inscrit dans une optique de développement durable, est-il indiqué dans le document.
La réhabilitation des oasis est une préoccupation axée principalement sur la problématique de l’eau. En effet, l’eau devient de plus en plus rare. Les raisons sont multiples: sécheresse, augmentation des besoins, pompage abusif des nappes au-delà de la capacité du milieu. La pénurie des ressources hydrauliques est ainsi un enjeu majeur pour les espaces oasiens qui connaissent un déséquilibre entre l’accroissement de la population et les ressources en raison de l’absence d’un ajustement entre la capacité du milieu et le peuplement. Ce stress hydrique a pour conséquence l’affaiblissement des arbres et la prolifération du bayoud, maladie qui détruit les palmiers dattiers. Les auteurs de l’étude reviennent aussi sur les multiples causes qui sont à l’origine de cette débâcle. Et c’est le système traditionnel d’appropriation et de distribution de l’eau qui est principalement mis en cause. Il met en place, selon les enquêteurs, des situations de rente inacceptables qui neutralisent toute possibilité d’amélioration culturale. Et les 2% d’espaces cultivés sont malmenés par le sur-pompage des nappes. Et cerise sur le gâteau, les prélèvements effectués par les nouvelles exploitations installées en périphérie des palmeraies se font au détriment de la palmeraie. Les comportements traditionnels y résistent plus fortement qu’ailleurs. Tous les facteurs jouent dans ce sens: forte ruralité, analphabétisme féminin élevé, carence des équipements en tout genre, relève l’étude réalisée par le département de l’Aménagement du territoire.
En revanche, note avec satisfaction le rapport, la part des transferts des RME représente environ 60% des revenus monétaires. Cet apport financier régulier est donc la principale base économique. Parmi les actions stratégiques proposées pour redresser la situation, la reconversion progressive de l’agriculture oasienne par l’agriculture paysagère et le développement de l’agriculture bio. Il s’agit aussi de veiller à l’économie de l’eau en inversant la posture par la dotation selon la demande et selon les vocations de chaque bassin. Il faudrait aussi veiller à la réduction de la pression démographique au niveau de la palmeraie par la consolidation des centres, en termes de services publics et de services d’intérêt économique général, pour qu’ils assurent un emploi de proximité et deviennent des lieux de production de valeur ajoutée. La coopération internationale doit aussi être mobilisée pour la sauvegarde des écosystèmes et la préservation de la biodiversité de ce cachet architectural et patrimoine local. Enfin, la mise en place des conditions de promotion d’un tourisme oasien pourrait contribuer à les faire émerger en tant que niche potentielle.
Cohérence horizontale
Pour ce qui est des mesures institutionnelles d’accompagnement, l’étude conseille de renforcer la cohérence horizontale des programmes de développement en agissant au niveau des sous-bassins. D’autre part, il faut mener de pair une planification socio-économique et un aménagement du territoire en instaurant de nouveaux outils de planification (contrats-plans et contrats-programmes). Pour rappel, les espaces oasiens correspondent aux bassins versants du Ziz-Gheriss et du Draâ de même que les régions intermédiaires. En tout, quelque 8 millions d’hectares constituent la plupart des oasis du pays, soit près de 90% du patrimoine phoénicicole.

Fatiha Nakhli

dimanche 6 juillet 2014

L'Appel des Oasis


“L’appel des oasis"
  Estimant qu’elles paient un tribut injuste à un mode de développement arbitraire qui les condamne, les oasis refusent de mourir et lancent un appel au monde pour une mise en œuvre effective du développement durable. RADDO (Sommet Mondial du Développement Durable à Johannesburg, 2002)”
--------------------------------
 Le RADDO 

Réseau Associatif de Développement Durable des Oasis

Présentation

Le RADDO (Réseau Associatif de Développement Durable des Oasis) né en novembre 2001 est un réseau d'associations actives au Maghreb pour la sauvegarde des Oasis et pour la promotion du développement durable en milieu oasien. La création du RADDO répondait, en effet, à un cri lancé par les oasiens d'Afrique, soucieux d'enrayer le déclin que ne cessent de subir les oasis. Un ensemble de bouleversements et de mutations socioculturelles ont engendré un dysfonctionnement de ces écosystèmes particuliers et très riches, menaçant leur existence et leur patrimoine social et culturel de grande valeur.

Historique

C'est en juin 2000 et à l'initiative du CARI et du CCFD, suite à un travail au préalable du CARI pour la sauvegarde de l'Oasis de Chénini dans les années 93/94 qui a notamment donné naissance à l'ASOC (Association de Sauvegarde de l'Oasis de Chénini), que les associations oasiennes se sont rencontrées à Chénini Gabès en Tunisie. Lors de cette rencontre ont été posées les bases d'un réseau entre les oasiens de Tunisie, d'Algérie, du Maroc, de Mauritanie et des associations de France menant des actions de développement durable. Une réflexion approfondie a été menée sur l'organisation des oasiens en réseau, ce qui permettrait l'expression de leur plaidoyer et la pérennisation de la dynamique engagée. Ainsi, en novembre 2000, le Forum Civil Euromed de Marseille, qui réunissait la plupart des oasiens, fut l'occasion de présenter cette dynamique des oasis mais également de contribuer à l'enrichissement du forum par les recommandations issues de l'atelier oasien.
Ces différents échanges entre oasiens et associations ont relevé une triple nécessité :
  • un lieu de capitalisation des savoir-faire pour les échanger,
  • une coordination entre les intervenants oasiens,
  • l'inscription dans la durée des actions de développement.
De plus, dans le cadre du renforcement de la dynamique oasienne par les échanges d'expériences dont l'effet de synergie est indéniable, une rencontre maghrébine des associations de développement durable a été organisée à Beni Isguen en Algérie du 31 octobre au 3 novembre 2001. Réunissant une quinzaine d'associations dont deux européennes travaillant dans le développement durable et la sauvegarde des oasis, le RADDO a pris réellement forme, et les ONG participantes ont décidé d'engager des actions concrètes visant la sauvegarde des oasis et la promotion du développement durable dans la région du Maghreb.
En 2002, une rencontre à eu lieu au Maroc à Goulmim dans le but de poursuivre et finaliser un programme d'actions concrètes oasiennes et de préparer la participation du RADDO au Sommet Mondial du Développement Durable à Johannesburg. Dans ce cadre a été rédigé la déclaration des Oasis pour qu'elle soit distribué lors du Sommet afin de faire entendre la voix des Oasis. Cette déclaration est disponible en français et en anglais.

Objectifs

S'appuyant sur son expérience et étant partie prenante des réalités locales et de savoir-faire en milieu oasien, le RADDO, se donne pour objectifs la promotion du développement durable, la sauvegarde et la réhabilitation des oasis comme patrimoine économique, écologique, culturel et social de l'humanité. Le RADDO vise également à structurer les ONG impliquées dans les oasis en vue de sensibiliser, créer un plaidoyer et agir collectivement pour la promotion d'un développement durable global et l'instauration d'un mieux être social.

Fonctionnement

Le RADDO repose sur un Comité de Suivi Permanent (CSP) composé de 4 points focaux pays qui ont un rôle d'animation, de collecte et de diffusion de l'information relative aux actions de sauvegarde des oasis dans chaque pays. Ces points focaux sont mandatés pour 4 ans et actuellement ce sont :
  • Algérie : Association Pour l'Environnement de Beni Isguen (APEB)
  • Maroc : Oasis Verte
  • Mauritanie : Tenmiya
  • Tunisie : Association de Sauvegarde de l'Oasis de Chenini (ASOC)
et des partenaires (facilitateurs) français :
  • CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) : c'est une association ayant 2 domaines d'actions, le financement des actions de développement et l'éducation au développement - 
  • CARI  (Centre d'Actions et de Réalisations Internationales - également Antenne Méditerranée du pS-Eau) : c'est une association de solidarité internationale ayant pour compétence l'Agroécologie et la lutte contre la désertification -

Le Programme d'Actions Concertées des Oasis (PACO)

Le Programme d'Actions Concertées des Oasis au Maghreb (PACO) est le premier projet du Réseau Associatif de Développement Durable des Oasis (RADDO) . Il est issu de l'atelier préparatoire au Sommet Mondial de Johannesburg qui c'est tenu à Guelmin et Thajhit au Maroc du 15 au 19 juin 2002 et dont il constitue l'un des produits. Il s'agit d'un programme multi-acteurs associatifs oasiens et prévu pour une durée de trois ans.
Les objectifs du PACO sont :

  • Le renforcement et la qualification du milieu associatif oasien de façon à consolider ses compétences techniques, institutionnelles et financières pour agir sur le développement local dans les oasis,
  • La communication entre oasiens et vers l'extérieur afin d'échanger l'expérience et le savoir-faire,
  • L'accès aux droits et le soutien au désenclavement (territorial, social, institutionnel...) des oasiens,
  • L'ouverture du milieu associatif oasien aux autres acteurs sociaux et politico-institutionnels du développement durable,
  • L'appui à la formation, appui institutionnel, renforcement de la concertation entre les associations et les universités. 
Ce programme d'actions est composé de 4 volets thématiques et d'un volet transversal qui consiste à alimenter le réseau en information et capitalisation (atelier d'échange d'expérience, site Internet, bulletin d'information, évaluation.) pour valoriser et faire vivre celui-ci.
Les volets thématiques sont :
  • L'amélioration de la production de semences adaptées aux milieux oasiens : création d'une parcelle de démonstration, rétablir la production de semences locales non hybrides, mise en place de programme de sensibilisation.,
  • L'appropriation et la diffusion des innovations dans le domaine du traitement et conservation des dattes : mise en place de session de formation sur les techniques de récolte et de transport, sensibilisation des agriculteurs, échange d'expérience .,
  • Le développement des pratiques et des techniques de gestion économe de l'eau dans le milieu oasien : amélioration des techniques culturales et économie de l'eau (amélioration du système d'irrigation, installation de pompe solaire.), amélioration des structures d'organisation notamment par la formation.,
  • La formation à une agriculture motivante pour les jeunes, et plus en phase avec l'environnement et le concept d' « agro-écologie » y compris une approche labellisée : création d'un centre de formation à l'agroécologie, formation de formateurs, formation des fellahs, développement d'un label oasis..

Le PACO est aujourd'hui en recherche de financement pour sa mise en ouvre.

Contacts :
• Patrice BURGER, responsable du programme 
• Christophe BROSSE, chargé de mission
Tél. : 04 67 55 61 18
E-mail : med@pseau.org