mardi 21 avril 2015

Figuig, une oasis au coeur des cultures


 L'exposition "Figuig, une oasis au coeur des cultures" se tiendra du 23 au 30 avril à la Bibliothèque Nationale de Rabat dans le cadre des journées du patrimoine. 
L'inauguration aura lieu le jeudi 23 avril à 10 heures selon le programme suivant:
10h00: conférence introductive sur le bilan des recherches archéologiques et patrimoniales menées par l'Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) , l'Université Paris Diderot et l'École Nationale d'architecture Paris Val-de-Seine sur Figuig. Présentée par Saghir Mabrouk, Professeur et enseignant-chercheur de l'etLaurence Gillot, Maître de conférences à l'Université Paris 7-Paris Diderot (UMR 8210 ANHIMA) suivie d'un débat.
11h30: projection du film Figuig, carrefour des cultures, réalisé par Studio Vidéo Paris Diderot. Réalisateur: Alain Monclin. Prise de son: Eric Descarpentri
12h00: vernissage de l'exposition







dimanche 12 avril 2015

Appel de Zagora

Appel de Zagora : le RADDO se joint au Forum international des Oasis et du Développement local pour soutenir l’Agriculture familiale
À l’occasion du Forum International des Oasis et du Développement local, qui se déroulait du 18 au 20 décembre à Zagora, les participants au Forum ont rédigé l’Appel de Zagora, déclaration de plaidoyer en faveur de l’agriculture familiale. 
L’Appel a été rédigé par un petit comité, auquel le RADDO a participé à travers son coordinateur régional. Ce dernier a également eu l’honneur de lire la version française de la déclaration lors de la cérémonie de clôture du forum, samedi 20 décembre.
Cet appel en neuf points plaide pour la reconnaissance formelle de l’agriculture familiale comme pilier fondamental des oasis, sa prise en compte et son appui par les politiques publiques de développement local et national.
L’idée de cette initiative est de constituer une base sur laquelle développer un plaidoyer, afin que l’agriculture familiale, cette année mise à l’honneur par l’Organisation des Nations Unies, continue à être reconnue et soutenue, en tant que modèle indispensable de développement durable et patrimoine économique, social et culturel.

dimanche 5 avril 2015

Centre Technique des Dattes .Tunisie.

Focus sur le Centre Technique des Dattes de Tunisie

Le Centre Technique des Dattes (CTD) a été créé en 2009 dans la région de Kébili. Ce centre vise à diversifier la production, développer l’utilisation d’équipements modernes, optimiser l’eau et conserver les sols, ainsi qu’encourager les exploitants agricoles à changer leurs méthodes de travail.
Découvrez son site internet et ses fiches conseils pour la culture bio du palmier dattier : www.ctd.tn
Les exportations tunisiennes en datte se sont élevées, entre Octobre 2008 et Mars 2009, à plus de 28 mille tonnes, d’une valeur totale de 86 millions de dinars. La région de Kébili a exporté à elle seule 2.050 tonnes de dattes au cours de la même période, pour une valeur totale de 6,6 millions de dinars, soit environ 3,4 millions d’euros.
Voici quelques-unes des missions du CTD :
  • Assurer l’adaptation des résultats de la recherche avec les conditions réelles des exploitations agricoles selon les demandes et les besoins des producteurs et de leurs structures et organisations professionnelles. 
  • Assurer les actions de vulgarisation permettant le transfert rapide et efficace du progrès technique dans ce domaine. 
  • Organiser la diffusion des techniques de production les plus efficaces en collaboration avec les différents organismes exerçant dans le domaine des recherches agricoles et constituer une banque de données en vue d’assurer une exploitation rationnelle des données et connaissances techniques enregistrées. 
  • Œuvrer pour l’appui du développement agricole par la formation, le recyclage et le perfectionnement des vulgarisateurs de terrain, des agriculteurs, des formateurs et enseignants agricoles. 

dimanche 1 mars 2015


Désertif’actions2015 : derniers jours pour se pré-inscrire !

Plus que 2 jours avant la fin des pré-inscriptions au Forum Désertif’actions 2015 ! Les pré-inscriptions sont obligatoires pour participer au forum.
Désertif’actions 2015 est le Forum international de la société civile dans le domaine de la lutte contre la désertification et la dégradation des terres. Il réunira plus de 300 acteurs du développement international du 10 au 13 juin 2015 à Montpellier.
Changement climatique et sauvegarde des terres arides : le temps d’agir ! Organisations de la société civile, scientifiques, collectivités locales, organisations paysannes, institutions privées et publiques... Tous se donnent rendez-vous à Montpellier pour débattre et bâtir leurs positions communes dans le domaine de la dégradation des terres, de la lutte contre la désertification, du changement climatique et de ses conséquences au nord comme au sud.
Désertif’actions 2015, c’est :
  • Des réunions préparatoires dans les pays au sud,
  • Un forum électronique (ouverture en avril),
  • Du 10 au 12 juin : trois jours d’ateliers participatifs à Montpellier entre acteurs du développement international,
  • Le samedi 13 juin : une journée de rencontres avec le grand public
(Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 mars) 
Pour plus d’informations : www.desertif-actions.fr

dimanche 22 février 2015



Colloque international sur les défis énergétiques dans l'espace euro-méditerranéen
Colloque international sur les défis énergétiques dans l'espace euro-méditerranéen  
Le coup d'envoi a été donné, vendredi à Ouarzazate, aux travaux d'un colloque international sur "les défis énergétiques dans l'espace euro-méditerranéen", organisé par la chambre des Conseillers, en partenariat avec l'Assemblée Parlementaire de la Méditerranée (APM),
L'ouverture de cette rencontre a été marquée par un message adressé par SM le Roi Mohammed VI aux participants à ce colloque, dont lecture a été donnée par Mohamed Cheikh Biadillah, président de la chambre des Conseillers.
Prennent part à ce colloque des représentants de parlements membres de l'APM, d'ONG internationales et des experts marocains et étrangers dans le domaine des énergies renouvelables,

14/09/2012 
''Le projet marocain de l'énergie solaire'' : une référence mondiale en vue de relever les défis énergétiques" 
''Le projet marocain de l'énergie solaire'' suscite un intérêt croissant de la part des Etats, d'organisations internationales et de grandes entreprises spécialisées dans le domaine énergétique à l'échelle mondiale et ce, depuis le lancement par SM le Roi Mohammed VI, le 2 novembre 2009 à Ouarzazate, du gigantesque projet intégré de production électrique à partir de l'énergie solaire, appelé "Projet marocain de l'énergie solaire".
 L'enjeu ne se limite pas à une concurrence intense entre les groupes économiques internationaux pour remporter le contrat de réalisation du mégaprojet marocain de l'énergie solaire dont la réalisation nécessite des investissements financiers d'une valeur de 9 milliards dollars, mais englobe d'autres aspects tels que la réduction de la dépendance énergétique, la préservation de l'environnement par la limitation des émissions des gaz à effet de serre, la réduction de la dépendance du Maroc vis-à-vis des énergies fossiles, l'incitation de la recherche scientifique et la création d'opportunités d'emploi.
Le sérieux et la vigilance avec lesquels le Maroc accompagne la réalisation de ce projet colossal lui ont valu une crédibilité qui va crescendo auprès des milieux intéressés par les énergies propres au niveau international.

Il s'agit notamment de parties impliquées dans le financement du projet, au premier chef la banque mondiale qui a annoncé, en décembre 2009, qu'elle est en train d'étudier les modalités d'un financement du projet marocain de l'énergie solaire, affirmant qu'il s'agit d'un projet "très ambitieux qui pourrait non seulement permettre d'atteindre les objectifs de la politique énergétique (sécurité énergétique, réduction des émissions de CO2) mais aussi être un moteur de croissance, contribuer au développement industriel et créer des emplois''.
Le sérieux du Maroc est illustré par les mesures successives qui ont été prises pour la mise en place du cadre institutionnel, législatif et réglementaire en vue d'accélérer la réalisation de la première station programmée dans le cadre du projet : Le site du complexe d'Ouarzazate qui devra permettre de développer une puissance totale de 500 MW.

La technologie retenue pour cette première phase est celle dite de la "concentration solaire à miroirs paraboliques" (Parabolic trough). Pour mettre en œuvre cette politique nationale, une nouvelle loi relative aux énergies renouvelables a été promulguée: la loi 13-09, de plus la loi 47-09 relative à l'efficacité énergétique a été promulguée en 2011 ainsi que la loi n 57-09 portant création de la société "Moroccan Agency For Solar Energy" (agence marocaine pour l'énergie solaire) .
En outre, un "fonds pour le développement énergétique" a été mis en place ainsi qu'un institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles et l'agence marocaine de l'énergie solaire. De même, le projet de l'agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (Aderee) a vu le jour. 
Le projet marocain de l'énergie solaire a, ainsi, focalisé l'attention de différents pays et organisations, lors de conférences et congrès internationaux, tant ils considèrent l'expérience marocaine très intéressante sous différents angles.
Il est à signaler, dans ce contexte, que le projet marocain a été au centre du sommet de la Terre sur le développement durable ''Rio+20'', tenu en juin dernier à Rio de Janeiro (Brésil), la date du sommet coïncidant avec l'arrivée de l'avion solaire suisse ''Solar Impulse'' à la ville d'Ouarzazate, la destination finale de l'avion qui a volé sans une goutte de carburant durant son vol en provenance de la Suisse à destination du Maroc.
Durant la treizième réunion du processus consultatif officieux des Nations Unies, axée sur les énergies marines renouvelables, qui s'est tenue du 29 mai au 1er juin 2011, le projet marocain de l'énergie solaire a de même eu un écho favorable auprès de l'ONU, l'"assemblée parlementaire de la Méditerranée" ayant annoncé, au siège de l'ONU, que la ville d'Ouarzazate abritera les travaux du colloque international sur "les défis énergétiques dans l'espace euro-méditerranéen" qui s'ouvre, ce vendredi 14 septembre 2012.
L'organisation de ce colloque international en partenariat avec la chambre des conseillers, jusqu'au 16 courant à la ville d'Ouarzazate, s'inscrit dans le cadre de l'intérêt croissant porté par le Maroc au thème des énergies renouvelables et de l'encouragement des pays méditerranéens à adhérer à ce choix stratégique. D'autant plus que les pays méditerranéens entendent inciter le parlement euro-méditerranéen à s'intéresser aux atouts prometteurs des énergies renouvelables, notamment l'énergie solaire.
L'autosuffisance énergétique, la réduction du coût d'importation des produits pétroliers, la protection de l'environnement, le passage à l'économie verte ne sont pas les moindres de ses vertus et ce, en perspective de réaliser le développement durable.
Le "projet marocain de l'énergie solaire", projet national ambitieux, d'un coût d'investissement estimé à 9 milliards de dollars, vise la mise en place en 2020 d'un parc d'une capacité de 2.000 mégawatts. Cinq sites ont été identifiés pour la réalisation du projet, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique tracée conformément aux Hautes Directives du Souverain. Il s'agit des sites de Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah. 
Ce projet d'envergure internationale, qui permettra d'assurer une capacité de production annuelle de 4500 GW, sur une superficie globale de 10 mille hectares, sera achevé vers la fin de l'année 2019, et la date de mise en service de la première centrale a été fixée à 2015. 
Source : Protail du Gouvernement Marocain, 14/09/2012


dimanche 15 février 2015

Observatoire du Sahara et du Sahel

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) est une organisation internationale (intergouvernementale) à vocation africaine, créée en 1992 et établie à Tunis (Tunisie) depuis 2000. Notre action se situe dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches de la région sahélo-saharienne.
L’OSS compte parmi ses membres 22 pays africains, 5 pays non-africains, 10 organisations (dont 4 organisations sous-régionales représentatives de l'Afrique de l'Ouest, de l'Est et du Nord) et une organisation non gouvernementale.
L’OSS travaille avec ses pays et organisations membres dans la subsidiarité et la complémentarité. Il agit en tant qu’initiateur et facilitateur de partenariats autour de défis communs liés à la gestion des ressources en eau partagées et à la mise en œuvre des Accords multilatéraux sur l’Environnement, notamment ceux portant sur la désertification, la biodiversité et les changements climatiques.
Nos programmes et projets sont financés par les contributions volontaires, les subventions et les dons provenant de nos pays et organisations membres et partenaires.
Une structure légère et flexible, une gestion transparente des ressources financières, des mécanismes de gouvernance efficaces et une équipe compétente, multiculturelle et multidisciplinaire permettent à l’OSS d’apporter une contribution à haute valeur ajoutée dans le paysage institutionnel international et africain
- See more at: http://www.oss-online.org/fr/propos-de-l%E2%80%99oss#sthash.Ssrxw5PU.dpuf

Cahangelent Climatique

Changement climatique : scénarios d’évolution pour la Méditerranée

Une équipe internationale de chercheurs vient de réaliser l’ensemble de projections climatiques régionales le plus complet à ce jour pour la mer Méditerranée. Les simulations mettent en évidence un réchauffement de 2 à 4 °C des eaux de surface d’ici à la fin du siècle et des modifications dans la circulation océanique dans le bassin.
Réchauffement des eaux la Méditerranée de 2 à 4 °C
La Méditerranée figure parmi les hot-spots du changement climatique : les effets attendus y sont particulièrement importants et les impacts environnementaux et socio-économiques risquent d’y être très prononcés.
Lire l’article complet sur www.futura-sciences.com

dimanche 1 février 2015

L'Oasienne de Tidjikija

~ "Si l'on ne veut pas voir disparaître les oasis, ces écosystème vitaux du désert,il est nécessaire de réduire les inégalités des sexes et de rendre les femmes autonomes dans les espaces oasiens"
 Colette Benoudji, coordinatrice de Lead -Tachd, association référencte du Tchad au RADDO

~ La femme oasienne, pilier du developpement local
~ Un coup demain pour les femmes rurales
~AGR: un concept clé pour l'autonomisation de la femme oasienne

dimanche 25 janvier 2015

Stratégie d’Aménagement et de développement des Oasis au Maroc PDFImprimerEnvoyer
L’espace oasien est qualifié aujourd’hui comme étant un milieu où la décomposition de la structure sociale traditionnelle conjuguée aux transformations du paysage économique débouche sur un processus de dégradation du milieu naturel. Les mesures de sauvegarde des milieux et des ressources naturelles ainsi que les actions de promotion de la nouvelle base économique auraient dues être engagées depuis vingt ans. La question des oasis est une question d’intérêt national, voire continental, une priorité absolue.

La question de l’eau qui est centrale dans la réhabilitation des oasis se trouve au cœur des préoccupations du Schéma National d’Aménagement du Territoire qui fait de l’eau sa problématique majeure en ce sens qu’elle constitue un enjeu stratégique de dimension sociale, économique et écologique où la composante territoriale, pour l’approcher, est fondamentale. Le cas des espaces oasiens est parfaitement révélateur. Ces espaces correspondent aux bassins-versants du Ziz-gheriss et de tout le Draa ainsi que les régions intermédiaires, qui compte près de 8 millions d’hectares, constituant la plupart des oasis du pays, avec près de 90% du patrimoine phoénicicole.
Objectifs :
La sauvegarde des oasis suppose, en effet, la mobilisation de l’ensemble des forces vives de ces espaces dans le cadre d’un projet national des oasis. Et c’est dans cette perspective que le Département de l’Aménagement du Territoire a engagé une étude pour la définition d’une stratégie d’aménagement et de développement des oasis.
Cette étude a pour objectif de placer les oasis dans une optique de développement durable et de mettre en place des mesures pour l’aménagement et la réhabilitation de ces espaces. Il y a alors nécessité de se doter d’une stratégie nationale qui permettra à l’aménagement du territoire de faire jouer la synergie en vue de pouvoir agir convenablement, mobiliser et interpeller les autres acteurs.
Constat :
- L’aggravation de pénurie d’eau qui résulte d’un déséquilibre entre la capacité du milieu et l’augmentation des besoins ;
- Le gâchis des ressources en eau dû à la succession de la sécheresse et à la multiplication anarchique du pompage autour des anciennes palmeraies ;
- Le système foncier est un facteur de blocage redoutable qui conduit parfois à l’abandon de la culture en des lieux d’excellente qualité ;
- Le système traditionnel d’appropriation et de distribution de l’eau fige des situations de rente inacceptables qui bloquent toute possibilité d’amélioration culturale ;
- Les 2% d’espaces cultivés sont malmenés par le surpompage des nappes. Les prélèvements effectués par les nouvelles exploitations installées en périphérie des palmeraies s’effectuent au détriment de la palmeraie.
- Les comportements traditionnels y résistent plus fortement qu’ailleurs. Tous les facteurs jouent dans ce sens, forte ruralité : analphabétisme féminin élevé, carence des équipements en tous genres.
- La part des transferts venus des R.M.E. représente environ 60% des revenus monétaires. Cet apport financier régulier est donc - et de loin - la principale base économique.
Résultats de l’étude :
1. Actions stratégiques
- La reconversion progressive de l’agriculture oasienne par l’agriculture paysagère et le développement de l’agriculture – bio ;
- La mise en place des conditions de promotion d’un tourisme oasien ;
- L’action sur toutes les formes de gâchis de l’eau, en inversant la posture par la dotation selon la demande et selon les vocations de chaque bassin ;
- La Réduction de la pression démographique au niveau de la palmeraie par la consolidation des centres en termes de services publics et de services d’intérêt économique général pour qu’ils assurent un emploi de proximité et deviennent des lieux de production de la valeur ajoutée ;
- La sauvegarde des écosystèmes et la préservation de la biodiversité en mobilisant la coopération internationale ;
- La Promotion et la mise en valeur du cachet architectural et du patrimoine local.
2. Mesures institutionnelles d’accompagnement
- Renforcer la cohérence horizontale des programmes de développement en agissant au niveau des sous bassins identifiés sur la base de la quantité de l’eau imputable ;
- Décentraliser et renforcer les capacités de gestion du développement ;
- Mener de pair une planification socio-économique et un aménagement du territoire en instaurant de nouveaux outils de planification (Contrats-plans et contrats-programmes).

dimanche 18 janvier 2015

En vie d'oasis.

Exposition "En vie d'oasis, découverte de mondes et modes de vie menacés"

Description: Cette exposition itinérante, vise à sensibiliser le public à la problématique des oasis du pourtour méditerranéen. On y trouvera la répartition des oasis dans le monde, l’explication de la problématique oasienne et ses enjeux, particulièrement les crises hydrique et agricole, une présentation des acteurs de la dynamique oasienne et des actions entreprises pour la sauvegarde des oasis.
Source:RADDO.org

En vie d'oasis.

Exposition "En vie d'oasis, découverte de mondes et modes de vie menacés"

Description: Cette exposition itinérante, vise à sensibiliser le public à la problématique des oasis du pourtour méditerranéen. On y trouvera la répartition des oasis dans le monde, l’explication de la problématique oasienne et ses enjeux, particulièrement les crises hydrique et agricole, une présentation des acteurs de la dynamique oasienne et des actions entreprises pour la sauvegarde des oasis.
source:RADDO.org

dimanche 21 décembre 2014

TIWIZI : « ensemble », « solidarité »

TIWIZI, un documentaire participatif sur l’Adaptation au Changement Climatique 

TIWIZI Ensemble pour l’adaptation au changement climatique Un documentaire participatif réalisé par la communauté d’Iguiouaz
Une oasis est un environnement complexe, caractérisé par l’interdépendance entre la communauté et l’écosystème et par la rareté structurelle des ressources naturelles. Les communautés oasiennes du Maroc sont très vulnérables face au changement climatique, leurs conditions de vie sont menacées et les forces vives de la jeunesse disparaissent peu à peu. Ces communautés sont confrontées au défi de s’adapter.
Avec l’appui de partenaires locaux, nationaux et internationaux, l’oasis d’Iguiouaz prépare un projet d’adaptation communautaire, en se basant sur l’expérience et les connaissances locales.
TIWIZI (qui signifie « ensemble », « solidarité », en langue locale tamazighe) est un documentaire participatif réalisé par les membres de la communauté d’Iguiouaz pour partager leur contribution à l’adaptation au changement climatique. La mobilisation inclusive et la solidarité sont des forces majeures pour les communautés vulnérables, face au changement climatique. Mais ces communautés ont besoin d’un soutienpour s’adapter de manière durable.
TIWIZI a été réalisé en Mars 2010 dans l’Oasis d’Iguiouaz (Maroc), dans l’objectif d’apporter un témoignage sur la contribution de cette communauté à l’Adaptation au Changement Climatique.
Le projet a été mis en oeuvre de manière à permettre aux membres de la communauté de partager leurs connaissances, leurs savoir-faire et leurs idées, au cours d’ateliers d’échanges sur le changement climatique et l’adaptation, et au cours d’ateliers audiovisuels.
Avec l’appui de :
  • Association TIFLIT d’Iguiouaz
  • Fonds d’Innovation AfricaAdapt pour le Partage de connaissances
  • Le Programme Community-Based Adaptation (Programme des Nations Unies pour le Développement / Fonds pour l’Environnement Mondial / Programme de Micro-Financements du FEM / Volontaires des Nations Unies)
  • Le Programme de Sauvegarde et de Développement des Oasis du Sud marocain (POS) (Agence pour la Promotion et le Développement Economique et Social des Provinces du Sud du Royaume / PNUD)
  • Afrique in Visu
Visualiser le documentaire à l’adresse : http://www.vimeo.com/12918408

dimanche 14 décembre 2014

Voyage d’étude national : contribution de la société civile au développement local des oasis
Dans le cadre du Plan d’actions concerté des oasis (PACO 3), l’AOFEP point focal RADDO au Maroc a organisé un voyage de partage d’expériences entre acteurs oasiens à destination de l’oasis de Figuig du 19 au 22 septembre 2014.
Ce voyage d’étude a porté sur la contribution de la société civile au développement local des oasis et a permis le déplacement de 10 acteurs associatifs oasiens des provinces de Tinghir et Errachidia vers Figuig.
Le programme s’est focalisé sur les associations et coopératives de l’oasis de Figuid ayant une expérience significative dans le développement local.
Le premier échange s’est fait autour des projets de l’association Attadamoun qui agit pour le développement à Meski (Errachidia). Ces activités touchent particulièrement le pré-scolaire et l’artisanat féminin. Les participants ont été accueilli par le maire et les associations de Figuig qui avaient organisé une réception à cette occasion.
Ce moment a permis de mettre l’accent sur l’importance des partenariats entre les associations des différentes régions oasiennes, les institutions étatiques et les partenaires internationaux.
Les deux journées passées à Figuig ont été consacrées aux rencontres des associations locales et à la découverte de leurs parcours et de leurs expériences. Chaque visite comportait une présentation de l’association hôte, son parcours, ses projets et ses activités. A chaque fois, un débat a permis d’enrichir les échanges entre participants par le partage d’informations sur les forces, les faiblesses, les contraintes et les solutions rencontrées lors de la mise en œuvre d’activités identiques.
Les deux journées de travail ont été clôturées par une visite touristique de l’oasis de Figuig avec la présentation de sa biodiversité, véritable richesse de la région, ses systèmes de distribution d’eau et sa palmeraie. 


Source: Site web RADDO

dimanche 30 novembre 2014

Réchauffement climatique : le Maroc plus que jamais concerné !


Réchauffement climatique : le Maroc plus que jamais concerné ! Le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a déposé son rapport sur l’évaluation du changement climatique depuis 2007. Certains points soulevés par ce rapport des experts du Giec ont de quoi inquiéter. Le document révèle que la température moyenne globale à la surface de la planète a gagné 0,85°C entre 1880 et 2012. Les trois dernières décennies ont été successivement les plus chaudes, alors que l’acidité des océans a augmenté de 26%, en raison de l’absorption d’une partie des émissions de CO2 (30%). Sur ce point, l’Agence américaine océanographique et atmosphérique a révélé que septembre 2014 a été le mois de septembre le plus chaud du monde sur terre et à la surface des océans depuis le début des relevés de température en 1880. Au Maroc, ce sont surtout les oasis qui sont menacées par le changement climatique, certaines d’entre elles ont été déclarées zones sinistrées en raison de la sécheresse. Lire l’article complet sur le site d’information www.lematin.ma ------------ Réchauffement climatique Le Maroc plus que jamais concerné ! Publié le : 5 novembre 2014 - Samir Benmalek, LE MATIN Somment-mondial-sur-le-climat.jpg Au Maroc, ce sont surtout les oasis qui sont menacées par le changement climatique, certaines d'entre elles ont été déclarées zones sinistrées en raison de la sécheresse. Ph. DR «Nous avons peu de temps avant que la possibilité de rester sous les 2°C ne disparaisse», a déclaré Rajendra Kumar Pachauri, le président du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), qui a réalisé la plus complète évaluation du changement climatique depuis 2007. La communauté internationale s'est fixé comme objectif de maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2°C, afin de limiter les impacts du changement climatique déjà à l'œuvre et dont la vitesse est inédite. Pour garder le cap des 2°C, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d'azote) doivent être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et disparaître totalement d'ici 2100, estiment les scientifiques. En attendant, certains points soulevés par le rapport des experts du Giec ont de quoi inquiéter. Le document révèle que la température moyenne globale à la surface de la planète a gagné 0,85°C entre 1880 et 2012. Les trois dernières décennies ont été successivement les plus chaudes, alors que l’acidité des océans a augmenté de 26%, en raison de l'absorption d'une partie des émissions de CO2 (30%). Sur ce point, l'Agence américaine océanographique et atmosphérique a révélé que septembre 2014 a été le mois de septembre le plus chaud du monde sur terre et à la surface des océans depuis le début des relevés de température en 1880. Le Maroc plus concerné que jamais Les émissions annuelles de gaz à effet de serre sont plus élevées que jamais. En 2010, elles ont atteint 49 gigatonnes d'équivalent CO2, ce sont les plus importantes de l’histoire. Les rédacteurs du rapport soulignent à ce sujet que «Le rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre aura des impacts graves, étendus et irréversibles. Les vagues de chaleur seront plus fréquentes, les vagues de froid moins fréquentes sur la majeure partie de la planète». Plus grave et en raison de la modification du cycle des précipitations, plus rares, mais plus violentes, les rendements agricoles sont négativement impactés et, en conséquence, la sécurité alimentaire sera menacée, notamment dans les régions dépendant de la pêche. La baisse des ressources en eau potable dans les régions subtropicales sèches est potentiellement source de conflits armés et sera à l’origine de la hausse des déplacements de population, selon le rapport du Giec. Des efforts «ambitieux» de réduction de gaz à effet de serre feraient baisser de 0,06 point le taux mondial de croissance, estimé entre 1,6 et 3% par an au cours du 21e siècle, mais «plus nous attendons pour agir, plus ce sera coûteux», avance le Giec. Au Maroc, le ministère délégué chargé de l'Environnement révèle que les projections climatiques prévoient tout au long du XXIe siècle une aggravation de la situation des températures, ainsi qu'une diminution des pluies estimée entre 3 et 30% selon les régions, avec les conséquences que l'on devine dans un pays où l'agriculture représente 15% du PIB et 40% pour l’emploi. L’analyse des données climatiques du Maroc, selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le quart de siècle passé met en évidence une grande variabilité du climat du pays, avec des tendances au réchauffement et au déficit pluviométrique. Globalement, la température de l’air au Maroc, toutes saisons confondues, a augmenté en moyenne de +0,6 à +1,4°C selon les régions, au cours des 40 dernières années. Cette augmentation a été surtout effective depuis les années 80 et 90. Le Maroc a signé plusieurs conventions et traités sur le climat Pour faire face à cette situation, le Maroc a procédé à la signature de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques en 1992 à l’occasion du Sommet de la terre de Rio, rappelle le ministère. Depuis sa ratification en 1995, le Royaume n’a cessé de contribuer activement aux travaux des négociations et des organes de la Convention. Il a signé aussi le Protocole de Kyoto en 1997 et l’a ratifié en 2002. - See more at: http://www.lematin.ma/journal/2014/rechauffement-climatique_le-maroc-plus-que-jamais-concerne--/211755.html#sthash.Wt7Q03tc.dpuf

dimanche 23 novembre 2014

Les oasis du Maroc en danger

Les oasis sont en danger, c’est un fait. Et même si les transformations économiques et sociales continuent d’aggraver le phénomène, aucune mesure n’a réellement été prise en dépit des nombreuses études et recommandations. Un tel laisser-aller risque de conduire ces havres, autrefois réputés de paix et de prospérité, à un état de désolation et de dégradation avancé, bouleversant ainsi tout un écosystème pourtant fertile et lucratif.
oasis
L’Aménagement du territoire en fait aujourd’hui sa cause et une priorité nationale. Dans une étude spécialement consacrée aux oasis, ce département érige une véritable stratégie de développement qui, si elle était appliquée dans les règles de l’art, permettrait de sauver ce patrimoine. Aussi, la réussite du programme d’aménagement et de réhabilitation des oasis s’inscrit dans une optique de développement durable, est-il indiqué dans le document.
La réhabilitation des oasis est une préoccupation axée principalement sur la problématique de l’eau. En effet, l’eau devient de plus en plus rare. Les raisons sont multiples: sécheresse, augmentation des besoins, pompage abusif des nappes au-delà de la capacité du milieu. La pénurie des ressources hydrauliques est ainsi un enjeu majeur pour les espaces oasiens qui connaissent un déséquilibre entre l’accroissement de la population et les ressources en raison de l’absence d’un ajustement entre la capacité du milieu et le peuplement. Ce stress hydrique a pour conséquence l’affaiblissement des arbres et la prolifération du bayoud, maladie qui détruit les palmiers dattiers. Les auteurs de l’étude reviennent aussi sur les multiples causes qui sont à l’origine de cette débâcle. Et c’est le système traditionnel d’appropriation et de distribution de l’eau qui est principalement mis en cause. Il met en place, selon les enquêteurs, des situations de rente inacceptables qui neutralisent toute possibilité d’amélioration culturale. Et les 2% d’espaces cultivés sont malmenés par le sur-pompage des nappes. Et cerise sur le gâteau, les prélèvements effectués par les nouvelles exploitations installées en périphérie des palmeraies se font au détriment de la palmeraie. Les comportements traditionnels y résistent plus fortement qu’ailleurs. Tous les facteurs jouent dans ce sens: forte ruralité, analphabétisme féminin élevé, carence des équipements en tout genre, relève l’étude réalisée par le département de l’Aménagement du territoire.
En revanche, note avec satisfaction le rapport, la part des transferts des RME représente environ 60% des revenus monétaires. Cet apport financier régulier est donc la principale base économique. Parmi les actions stratégiques proposées pour redresser la situation, la reconversion progressive de l’agriculture oasienne par l’agriculture paysagère et le développement de l’agriculture bio. Il s’agit aussi de veiller à l’économie de l’eau en inversant la posture par la dotation selon la demande et selon les vocations de chaque bassin. Il faudrait aussi veiller à la réduction de la pression démographique au niveau de la palmeraie par la consolidation des centres, en termes de services publics et de services d’intérêt économique général, pour qu’ils assurent un emploi de proximité et deviennent des lieux de production de valeur ajoutée. La coopération internationale doit aussi être mobilisée pour la sauvegarde des écosystèmes et la préservation de la biodiversité de ce cachet architectural et patrimoine local. Enfin, la mise en place des conditions de promotion d’un tourisme oasien pourrait contribuer à les faire émerger en tant que niche potentielle.
Cohérence horizontale
Pour ce qui est des mesures institutionnelles d’accompagnement, l’étude conseille de renforcer la cohérence horizontale des programmes de développement en agissant au niveau des sous-bassins. D’autre part, il faut mener de pair une planification socio-économique et un aménagement du territoire en instaurant de nouveaux outils de planification (contrats-plans et contrats-programmes). Pour rappel, les espaces oasiens correspondent aux bassins versants du Ziz-Gheriss et du Draâ de même que les régions intermédiaires. En tout, quelque 8 millions d’hectares constituent la plupart des oasis du pays, soit près de 90% du patrimoine phoénicicole.

Fatiha Nakhli

dimanche 9 novembre 2014

dimanche 2 novembre 2014

L’or brun du désert, ou quand la datte du Maroc se met à l’heure de l’agri-business

Par  - Mis à jour le 19 janvier 2014, à 07h10 - Publié le 

L’or brun du désert, ou quand la datte du Maroc se met à l’heure de l’agri-business

Par  - Mis à jour le 19 janvier 2014, à 07h10 - Publié le 
dattes maroc 
© rouaud
[ARTICLE PUBLIE LE 23-12 MISE A JOUR AVEC INTERVIEW AUDIO] Le Maroc veut partir à la reconquête de son marché de la datte dont il doit importer 30 000 tonnes tous les ans. Un vaste plan de développement dans la zone des oasis a été lancé depuis 4 ans à la fois pour soutenir l'agriculture traditionnelle mais aussi miser sur des exploitations intensives. Reportage au sud-est de l’Atlas marocain entre cultures millénaires, oued, oasis et séquenceur ADN.
Le deux pieds solidement plantés dans la terre ocre Smaïn Rachiddi est fier en montrant avec un large sourire les milliers de palmier-dattiers juvéniles qui s’étendent devant lui écrasés d’un soleil brulant. Nous sommes tout près de la ville d’Errachidia dans la région de Tafilalet dans l’est du Maroc à 300 km d’Ouarzazate et 50 km de la frontière algérienne.
Ici il y a deux ans, il n’y avait que du sable et des cailloux. Mais si tout va bien l’exploitation de Smaïn (photo ci-dessous)commencera à produire dans 4 ou 5 ans, avec à terme une récolte se chiffrant en centaines de tonnes. Pour l’instant, ce n’est qu’un bout de terrain en zone présaharienne sur un plateau quasi désertique de 26 hectares émaillé d’innombrables petits plants à trois ou quatre feuilles alignés en rang d’oignon.
Ceux-ci sont arrosés en goutte à goutte par d’interminables tuyaux noirs reliés au vaste réservoir dont les pompes vont chercher l’eau à près de 90 mètres sous terre dans une nappe phréatique alimentée par de rares et violentes pluies d’orage de l’année ou la fonte des neiges du Haut-Atlas. Une sorte d’exploitation modèle en devenir pour un investissement conséquent de 400 000 euros. Entrepreneur dans diverses affaires de négoce, Smaïn Rachiddi  n’avait jusque-là pas vraiment la fibre agricole, mais il s’est dit qu’il y « avait là un bon business ».
D’autant que l’Etat l’a généreusement aidé à grand coup de subventions. C’est que le palmier dattier peut rapporter gros. Sur le marché de détail au Maroc, les meilleures variétés se vendent 110 dirhams par kilo (9 euros) et même jusqu’à 200 dirhams lors du Ramadan, la période de plus forte consommation. La datte mérite bien son surnom d’or brun du désert ! Mais le Maroc a un problème… Ses habitants consomment chaque année près de 150 000 tonnes de dattes, un business estimé à environ 200 millions d’euros. 
 Le souci ? La palmeraie ne produit que 120 000 tonnes de dattes par an, ce qui ne couvre pas la demande. Et le pays doit en importer 30 000 tonnes par an d’Algérie ou d’Arabie saoudite. Mauvais pour le commerce extérieur du royaume en lourd déficit. De plus l’offre est mal organisée et beaucoup de palmeraies restent exploitées dans une logique de simple cueillette selon le modèle millénaire des "trois étages » (palmiers, arbres fruitiers et cultures au sol), ce qui occasionne pertes et problèmes de qualité. Le marketing, quant à lui, au-delà de la simple mention « dattes du Maroc » est balbutiant. Enfin, une maladie qui dessèche les dattiers, le bayoud a ravagé une partie de la palmeraie marocaine ces dernières décennies.
Pour relancer la culture phoénicicole, vivifier l’économie des régions oasiennes et ainsi fixer sur place une part de la population, le royaume chérifien a lancé un vaste plan en 2011 pour booster la palmeraie.
« Dans le cadre du Plan Maroc vert, notre programme de développement agricole, l’Etat soutient cette culture. C’est une opération de reconquête. Le Maroc est le berceau historique d’une des meilleures variétés de dattes qui soit la Majhoul mais cette activité a été délaissée par le passé. Ce projet entre aussi dans la politique nationale de soutien aux régions semi désertiques notamment via l’Agence des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) réaffirmé ici même par le Souverain il y a quelque semaines. Cela représente un enjeu économique et social majeur pour les 1,4 million de marocains qui vivent dans les trois grandes zones d’oasis du royaume, soit 40% du territoire», nous explique Aziz Akhanouch, le ministre de l’Agriculture rencontré à Erfoud à l’occasion du quatrième « Festival international des dattes » qui se tenait dans cette ville début novembre.
L’Etat donc met le paquet via des subventions massives dans un programme pluriannuel qui se chiffrera à terme à plus de 100 millions d’euros. Il s’agit d’abord de soutenir les petits planteurs des oasis comme par exemple ceux de la vallée du Ziz, entre Errachidia et Erfoud. Recouverte de milliers de dattiers c’est une véritable « tranchée verte » au milieu du désert  surplombé par des falaises orangées et qui serpente le long de l’oued du même nom le plus souvent à sec mais régulé en amont par un vaste barrage.
Conseil agricole, fourniture d’intrants ou de jeunes plants sélectionnés, travaux hydrauliques, agrégation de l’offre via des groupements de producteurs… ici comme ailleurs, toute une batterie d’aides sont peu à peu déployées. Le taux de subvention peut atteindre 100% pour ces paysans qui souvent ne possèdent que quelques dattiers  dont la propriété, l’usufruit et le droit d’irrigation sont parfois détenus par des personnes différentes !
Le dattier ou Phoenix dactylifera se trouve en zone semi-aride de l’Atlantique africain à l’Inde. C’est une plante dioïque (il existe des pieds mâles et femelles) cultivée depuis la Haute antiquité. Le palmier dattier a été introduit dans les Amériques et fait notamment l’objet d'une culture intensive en Californie et en Arizona. Un palmier bien conduit et irrigué peut produire 80 à 100 kg de fruits par an. En culture extensive, la production s’élève de 20 à 30kg avec de fortes variations annuelles. La datte peut être consommée en l’état ou transformée en pâte, sirop ou confiture. Elle est aussi souvent utilisée comme fourrage pour les fruits les moins nobles par les éleveurs. La production mondiale est estimée à environ 8 millions de tonnes et est dominée par l'Egypte, l'Arabie saoudite et l'Iran.
Mais hormis l’amélioration de la palmeraie existante, l’Etat aide aussi au développement de grosses exploitations modernes sur le modèle de celle de Smaïn. Le Maroc compte 5 millions de palmiers dattiers, le 8ème rang mondial quand l’Arabie saoudite, le premier producteur de la planète en dénombre 21 millions.
Déjà 1 million de plants supplémentaires ont été mis en terre depuis le lancement du plan Maroc Vert en 2009. Aziz Akhanouch, ne veut pas s’arrêter là. « Notre objectif : 3 millions de plants en plus d’ici à 2020, soit une augmentation de 60% ». Avec notamment un objectif de 5 à 7 000 hectares de cultures intensives.
Un des rouages de ce projet se situe en amont, à savoir la production de plants. C’est, en effet, une des missions de l’INRA, l’Institut national de la recherche agronomique marocain et en particulier de sa station d’Errachidia. Abdelmalek Zirari (photo ci dessous), chef de ce centre nous explique « ici nous sélectionnons après collecte sur le terrain les variétés les plus productives ou appréciées comme le Mahjoul, mais il en existe des dizaines d’autres, en choisissant surtout des plants sains et issus de pieds mère productifs ». L’INRA d’Errachidia vient même de se doter d’un séquenceur ADN !
Ces plants sélectionnés, l’INRA les multiplie par clonage puis culture in vitro. Ces vitro-plants passés au stade in vivo (souches bourgeonnantes) sont ensuite le plus souvent vendus à la poignée de pépiniéristes certifiés du Maroc. Pour suivre la cadence, l'INRA d'Errachidia a investi dans l'extension de ses capacités pour 2,5 millions d'euros dans des salles de culture in vitro et autre salles d'ensemencement en surpression pour éviter les contaminations ainsi que dans une serre vitrée en cours de finition pour le "durcissement" des vitro-plants. Objectif passer de 20 000 souches mère produites par an à 45 000 d'ici 2015.
A coté de l'INRA, certains audacieux se lancent aussi dans la multiplication plus traditionnelles en pépinière à partir de rejets collectés sur des palmiers adultes sous le contrôle phytosanitaire des autorités. C’est le cas d’Abdelbar Belhassen. 
Ce prospère entrepreneur agricole trentenaire est installé à une quinzaine de km d’Erfoud. A son actif, notamment un élevage de chamelles laitières mais surtout une palmeraie intensive créé ex-nihilo voilà 5 ans sur plus de 90 hectares et doté de son propre système d’irrigation à quoi s’ajoute une vaste pépinière. Celle-ci sert bien sûr aux besoins propres de l’exploitation mais l’essentiel est vendu… à l’Etat.
L'administration acquiert en effet les plants sains et certifiés pour les distribuer aux petits planteurs ou aux grosses exploitations. Un bon business, l’Etat paye la plupart des plants 600 dirhams pièce (55 euros) et la pépinière peut en produire jusqu'à 10 000 par an… Quant à la palmeraie du "Domaine Belhassen", suivie au petit soin, avec travail du sol régulier, fertilisation et arrosage contrôlés par automatismes, elle commence à produire. Et déjà une extension est en route.
Bref, la générosité de l’Etat à tous les stades de la filière a suscité bien des vocations. Ainsi le groupe Benjelloun s’active sur un projet intégré intensif de 350 hectares de palmiers à Boudnib, à l’est d’Errachidia (interview audio ci-dessous). Et d’autres investisseurs agricoles venus d’Agadir notamment s’intéresseraient aussi de près à la région du Tafilalet. Spécialisé dans les agrumes, certains ont dû, dans leur région, renoncer à l’extension de leur orangeraies pour cause de conflits et restrictions sur l’usage de l’eau. Et ils ont compris qu’après l’orange, ils pourraient peut être passer à l’or brun.
A Erfoud, Pierre-Olivier Rouaud
Usine de conditionnement dans le désert
Elle est flambant neuve et a été inaugurée par le ministre de l’agriculture Aziz Akhanouch, à l’occasion du Festival international des dattes à Erfoud fin novembre. Situé à quelques km de cette ville, la petite usine de conditionnement d'Erfoud de 1 500 m2  est posée telle une boite blanche et bleue sur le désert. Gérée par des coopératives et des groupements de producteurs, sa mission est de rationnaliser et mieux qualifier l’offre locale dans le cadre de programme de développement mené avec le support, notamment, de la coopération belge. Et de favoriser le travail des femmes rurales. A l’intérieur une dizaine de femmes en blouse blanche, coiffées d’une charlotte trient et calibrent  les dattes qui défilent sur un tapis roulant avant de les peser et les ranger soigneusement dans des boites, puis de les stocker dans la chambre frigorifique. Alors que la période de récolte bat son plein, les fruits traitées ici viennent des palmeraies traditionnelles des alentours amenées à dos d’âne, par carriole à cheval, motos ou camionnettes. Des unités comme celle d’Erfoud  le Maroc en compte 21 aujourd’hui disséminées sur la zone des oasis. Chacune a nécessité un investissement  environ 1,2 million d’euros financé par des fonds américain de coopération (Millenium challenge) pour sept d’entre elles et le ministère marocain de l’agriculture pour les autres.

dimanche 26 octobre 2014

5eme Édition du Salon des Dattes




Le Salon International des dattes , Erfoud du 30 octobre au 2 novembre
"L'Eau source de vie de nos oasis, pour une gestion durable"

biginstu


Le Salon International des dattes au Maroc trouve ses origines dans la foire des dattes du Tafilalet.
Cette foire instituée par Dahir en 1940 a bénéficié en 1957 de la visite de SA MAJESTE LE ROI MOHAMED V.

C’est en 2010, à l’occasion de sa 70ème édition que SA MAJESTE LE ROI MOHAMED VI QUE DIEU LE GLORIFIEdonna ses hautes directives pour qu’elle soit transformée en 1ère édition du Salon International des Dattes. Ainsi, le salon est devenu un espace privilégié pour mettre en exergue l’agriculture phoenicicole, ses enjeux et ses défis et par là répondre à la nécessité de développer tous les sous-secteurs liés à l’écosystème oasien.

L’édition 2011 du Salon International des Dattes a été marquée par la visite de SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI QUE DIEU L’ASSISTE. Cette visite a honoré la région, le salon et les exposants. Elle a donné une grande impulsion aux différentes activités agricoles des oasis et en particulier le palmier dattier, pilier de l’agriculture dans ces zones fragiles, et source de revenu importante pour les agriculteurs de cette région.

Cette visite est venue concrétiser   l’importance donnée par SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI QUE DIEU LE GLORIFIE à ces zones  fragiles et pour consolider les importants projets  inaugurés lors des visites royales dans la zone.

Le Plan Maroc Vert a également réservé une place de choix au développement de la filière phoenicicole, ainsi un important programme de restauration et de restructuration des palmeraies marocaines a été mis en œuvre, il porte notamment sur la plantation de 1,4 million de palmiers à l'horizon 2014 et 3 millions à l'horizon 2020.

Le Salon International des Dattes du Maroc est pour cela, une plateforme de communication exceptionnelle pour la promotion de la datte marocaine.



------------------------------ Pour plus d'information consulter le site : sidattes.ma

dimanche 19 octobre 2014

L'appel des Oasis.

Entretien avec Mohamed Oudor,Président du Conseil municipal de Fam El Hisn et défenseur chevronné des oasis.

1-Mr Oudor, parlez-nous de l'oasis Tanzida, entre hier et aujourd’hui ?

Pendant longtemps Tanzida fut une oasis pied dans l’eau. En effet cette oasis créé sur les berges de l’ouedTamanart avait cette particularité d’abriter en son sein, au beau milieu de l’oued, un lac permanent d’où les palmiers dattiers et autres arbres puisaient directement la ressource dont ils avaient besoin.
Avec la succession des années de sècheresse, le lac s’est asséché et commence alors le long processus d’agoniede l’oasis, pour aboutir à son état actuel de dépérissement.
Sur le plan historique, Tanzida remonterait à l’époque almoravide dont la forteresse Tachoukalt, située à 2 kms au Sud-Est de Tanzida, constitue le témoignage encore vivant du passage par ce haut lieu de l’histoire par des Almoravides. Tanzida constitue, de ce fait, un espace d’identification historique et social.
Sur le plan agricole, l’oasis de Tanzida abrite les meilleures variétés de palmiers dattiers : Boufegous, Bouserkriet Jihel. La réputation de ses dattes va bien au-delà des frontières de la Commune et de la région avoisinante.

2- L'oasis de Tanzida n'est pas un cas isolé, d’autres en sont touchées de plein fouet par ces variationsclimatiques, que s'est-il exactement passé pour que nos oasis se trouvent dans cet état de délabrement,d’abandon voire d’agonie ?
En effet, depuis plusieurs décennies déjà, les oasis marocaines souffrent de plusieurs mutations néfastes, aux rythmes de plus en plus accélérés, qui se sont traduites par une dégradation manifeste et dangereuse de cet écosystème particulier.
Cette dégradation, due en particulier au changement climatique, est aggravée par une pression démographique et urbaine, d’une part, et par un comportement irresponsable de l’Homme, d’autre part. Cette dégradation s’est traduite par :
•
La perte de 40% de la surface végétale pour plusieurs oasis du sud marocain,
•
Le tarissement de plus de 50% des khettaras du Maroc,
•
La réduction de 20% au moins des superficies céréalières et baisse de 40% de la production des dattes,
•
Le dépérissement, à cause du Bayoud, des 2/3 du patrimoine phoenicole de certaines zones du territoire oasien,
•
L’abandon de plusieurs Ksours, chefs d’œuvres architecturaux, ou leur invasion anarchique par le béton,

  
Ces photos aériennes de certaines oasis de la région se passent de tout commentaire.


3-Est-ce la faute uniquement au climat ou bien l'homme a aussi sa part de responsabilité ? Et comment réagit la population locale à ce phénomène ?
Comme indiqué dans la réponse précédente la dégradation aujourd’hui des oasis est la résultante de l’action, volontairement ou non, du comportement de l’homme, accentuée par le changement climatique.
Mais l’action de l’homme est particulièrement blâmable dans ce sens qu’il est à l’origine, pour une grande part,du réchauffement climatique, phénomène identifié par Jean Batiste Fourier depuis 1824 !
Depuis lors, malgré une prise de conscience planétaire de ce phénomène, les multiples sommets, conférences et colloques internationaux n’ont pas réussi à endiguer le phénomène, même pas à en atténuer un tant soit peu l’impact.
Au niveau des oasis, la population vit les sècheresses successives sans trop comprendre les mécanismes qui sontà leur origine. Leurs conditions de vie précaires prennent le dessus sur les questions de préservation de l’environnement. Aussi le fatalisme joue plein son rôle.  
L’implication des populations dans toute stratégie d’atténuation et d’adaptation passera nécessairement par des actions intensives et ciblées de sensibilisation.  

4-Quelles actions urgentes concrètes préconisez-vous, sinon celles qui vous semblent prioritaires dans ce contexte ?
Dans la mesure où les oasis, territoires non émetteurs de gaz à effet de serre, n’ont aucun moyen d’agir au niveau des pays industrialisés seuls responsables du phénomène, au moins, deux trains de mesures sont à entreprendre par nos gouvernants en faveur de ces territoires : des mesures d’atténuation et des mesures d’adaptation.
En effet, il faut atténuer l’impact négatif des catastrophes «naturelles» (sécheresses prolongées, inondations, incendies des forêts, …), tout en mettant en place des stratégies volontaristes d’adaptation : mobilisation de la ressource en eau de surface pour régénérer les nappes phréatiques taries ou en voie de l’être, utilisation intensives des énergies renouvelables pour le pompage de l’eau domestique et d’irrigation et aussi pour l’éclairage domestique et public, ….    
5- Plusieurs programmes sont lancés simultanément dans la région, dont le modèle d'adaptation aux changements climatiques, reste une meilleure attitude pour faire face à un tel phénomène, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les besoins d'adaptation ?
Comme déjà signalé plus haut, pour nos territoires oasiens, condamnés à une disparition programmée (à l’horizon 2050 selon Mme La Ministre marocaine de l’environnement) si rien n’est fait, seule la combinaison, maitrisée, de deux stratégies claires d’adaptation et d’atténuation est en mesure de produire des résultats tangibles sur le long terme.
6-Mr Oudor, qu’est-ce qui explique votre engagement et votre mobilisation pour nos oasis, ces merveilles en péril climatique ?
Je vous dirais comme Astérix (tout petit je suis tombé dans soupe aux oasis). En fait, je suis né et j’ai grandi sous les palmiers, ces lieux magiques ont fortement marqués mes douze premières années. C’est forgée alors en moi une conviction : les territoires, quels qu’ils soient ne seront jamais mieux servis que par «leurs enfants». C’est cette conviction qui m’a poussé à rentrer, en 1992, dans la politique locale, d’abord en tant que conseiller communal puis comme Président de la Commune depuis 1997. J’ai eu également l’honneur de représenter la Commune et la Province de Tata au niveau du Conseil régional (1997-2003 et 2003-2007) et au niveau du Parlement en tant que député (2002_2007).
7-Un proverbe russe dit "L’eau n’oublie pas son chemin" et Antoine de St-Exupery a écrit "Ce qui embellit le désert c'est qu'il cache un puits quelque part», est-ce toujours exact ? Y va-t-il de l'espoir qu'un jour nos oasis reverdissent ou sont-elles désormais condamnées ? 
En guise de réponse je vais paraphraser feu SM le Roi Mohammed V qui avait dit au sujet de la destruction d’Agadir suite au tremblement de terre de février 1960 « Si le destin a décidé de la destruction d’Agadir, sa reconstruction est confiée à notre volonté et à notre détermination ».
Ainsi, pour nous, enfants des oasis, les changements climatiques ne doivent pas être vus comme une fatalité qui nous accable et nous anesthésie. Nous devons prendre en charge notre destin, aussi tragique qu’il soit, et lutter pour changer les choses avec les femmes et les hommes de bonne volonté et aussi l’appui inconditionnel de l’Etat. C’est dans cette approche que l’inscrit la création toute récente du «Réseau de Défense et de Développement durable des Oasis» avec comme mission principale de porter la voix des oasis auprès des responsables étatiques, des organisations internationales, de la presse et évidemment auprès des populations sans l’implication desquelles rien se sera fait.